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Conscience sans esprit de conséquence...

… est ruine du cœur. Feuilletant fortuitement le Télé Star du 27 décembre, je suis tombé sur un bel exemple d’ironie noire involontaire. 

En page 10 d’abord, au sujet d'une fête parisienne donnée en l’honneur de l’anniversaire d’un label de foie gras : « Malgré un froid de canard, toute une batterie de VIP a daigné sortir en soirée mi-décembre… », nous apprend joyeusement un rédacteur que j’imagine tout fier de ses trouvailles stylistiques. 

Plus loin, en page 22, un article sur « les nouveaux combats de 30 millions d’amis ». Parmi ceux-ci, la fourrure : « Pas de jusqu’au-boutisme et d’interdiction de la fourrure. Il faut juste que les consommateurs aient conscience des souffrances engendrées par sa fabrication et choisissent en connaissance de cause. » 

Pour ma part, je suggérerais de faire de même au sujet du foie gras pour éviter les en-cas journalistiques écœurants.

30 décembre 2010

Marche contre la fourrure du 15 janvier à Lyon


Organisée par les associations Dignité animale et Fourrure-torture, la marche annuelle contre la fourrure s'est tenue hier, 15 janvier, à Lyon. Résident de la ville, Le Lapin Sauvage ne pouvait manquer de participer à cette manifestation qui a réuni quelques dizaines de personnes de la place Carnot à celle des Terreaux. 

Je regrette à nouveau que la mobilisation n'ait pas été plus importante. Toutefois, en ce samedi de soldes où la foule se pressait dans les rues comme un fleuve en crue, beaucoup de gens ont paru être sensibles aux photos terrifiantes affichées sur les pancartes et les tracts. Si seulement la population pouvait avoir un plus grand sentiment d’urgence, car toute journée de perdue pour mettre un terme à l'industrie de la fourrure fait perdurer des souffrances abominables ! 

Nous avons aussi fait face, bien sûr, à des réactions négatives s'exprimant volontiers de façon lapidaire : « Les hommes d’abord ! ». Cette formule, resservie à toutes les manifestations, est injuste. Elle sous-entend que les défenseurs des animaux les aiment davantage que leurs congénères. Non seulement, c'est faux, mais l'empathie pour les animaux recèle pour vertu de développer celle pour les hommes. 

De plus, en ce qui concerne la fourrure, on ne pourra même pas invoquer sa nécessité à la différence de l'alimentation, elle ne relève que de la mode ou du désir de faire étalage de sa fortune. 

D'entendre quelqu'un s'exclamer « Les hommes d’abord ! » me hérisse d'autant plus les poils de la mienne de fourrure qu'elle est une expression d'une psychose métaphysique profonde vis-à-vis des animaux dans la culture occidentale, en particulier en France. 

Pour les homomaniaques, les besoins des hommes prennent le pas sur tout le reste. Œuvrer à leur satisfaction en sacrifiant les autres êtres vivants témoigne à partir de là d’une moralité supérieure, une moralité d’êtres forts et responsables. Si l’on devait se soucier du bien des bêtes, cela pourrait être seulement après qu’il n’y eût plus d’hommes malheureux. Mais je pose alors cette question : quand un homme n’est-il plus malheureux ? Quand ne sera-t-il plus nécessaire de sacrifier les animaux pour le sortir de cet état ? Faudra-t-il attendre que le monde entier soit devenu un centre commercial géant où, le samedi après-midi, l'ensemble des hommes pourra « choper» (1) de façon paisible ? Vraiment, à ce moment-là, ils seront assez heureux et satisfaits d'eux-mêmes pour respecter les animaux comme luxe suprême de la conscience ? 

16 janvier 2011 

(1) Pour les cancres en anglais comme moi, to chop signifie hacher.

Ce qui est...

Paru sur internet le 26 janvier, un article de Lyon Capitale rapporte cet incident lors d’un concours culinaire international : 

« À 18h16, juste avant le compte à rebours du palmarès, une jeune femme débarque sur la scène avec un panneau « Foie gras = organe malade d'un oiseau torturé »(…) Le service d'ordre (…) l'emmène en coulisse. Le présentateur Vincent Ferniot aura ce petit mot : "Ce qui est triste, c'est que cette jeune femme ne connaîtra pas les plaisirs du foie gras." » 

Cela a le mérite de la franchise : la réjouissance des papilles suffit aux bons vivants pour justifier que l’on fasse souffrir des oies et des canards gavés. Carpe diem ! 

27 janvier 2011

(Anti) mini-guide illustré des petits rongeurs

Depuis plusieurs décennies, les petits rongeurs, tels que les souris, les hamsters ou les cochons d’Inde, jouissent de la faveur des enfants. Ils constituent certes des jouets éducatifs peu coûteux à l’achat et à l’entretien. Voici quelques conseils pour vous guider dans votre choix : 

L’achat 


Les animaleries et la plupart des grandes jardineries vous offriront une vaste gamme de rongeurs enrichie régulièrement : outre les espèces déjà citées, vous y trouverez en vente chinchillas, gerbilles, rats, octodons, écureuils et bien d’autres encore ! Internet peut aussi vous mettre directement en relation avec des producteurs professionnels et amateurs présents partout dans le pays. Parmi les derniers, certains vous proposeront l’envoi par la poste. Sachez que c’est illégal, car les rongeurs, au fonctionnement fragile, le supportent mal et peuvent se casser avant de parvenir chez vous. 

II 
Accessoires 


Fini les cages peu avenantes avec leur bac en plastique monochrome et leur grille d’acier facilement déformable ! Place au design avec des cages en plexiglas aux formes originales, aux couleurs fluo et aux tubes de circulation biscornus ! N'oubliez pas, si elle n'est pas déjà intégrée, la petite roue traditionnelle : contempler son hamster ou sa gerbille courir à l'intérieur de façon frénétique reste une source indémodable d'amusement. 

III 
L’entretien 


Les rongeurs se contentent de peu pour s’animer : de l’eau du robinet et des granulés disponibles à prix modique dans tous les supermarchés. De même, en ce qui concerne les excréments, des copeaux de bois ou du simple papier journal suffiront. En cas de dysfonctionnement, on peut faire réparer les rongeurs par un vétérinaire, mais sachez que les tarifs peuvent être élevés. 

IV 
Fin d'usage 


La plupart des enfants se détourneront de leur compagnon biomécanique bien avant l'arrêt naturel de son fonctionnement – intervenant en général au bout d'une poignée d'années. Toutefois, il arrive que certains soient choqués par ce phénomène. Rappelez à ceux-là que leur hamster ou leur gerbille ne constituait pas un véritable être vivant avec tout ce que cela peut signifier de sensations, de sentiments et d’intelligence. Si vous disposez d’un jardin, nous vous déconseillons de procéder à un enterrement pour ne pas créer de confusion à ce sujet. 

24 février 2011

(Dessins : J. Ange & A. Buehrle)

Industrie qui tourne, conscience qui se détourne


  24 mars 2011 

(Dessin : J. Ange & A. Buehrle)

Marche contre l'exploitation des animaux de cirque à Lyon

Hier (2 avril), jour de manifestation à nouveau. Cette fois pour faire entendre la souffrance des animaux de cirque et en particulier celle des animaux du cirque Pinder, installé depuis vendredi sur le quai Perrache. La direction du cirque Pinder a été récemment condamnée en justice pour détention illégale de deux éléphants et d'un jaguar même si leur confiscation n'a pas été ordonnée. 

Pour informer les lecteurs de cet article sur le triste sort des animaux de cirque, voici les scans du tract distribué lors de la marche.



3 avril 2011

Semaine mondiale contre la vivisection

Cette semaine internationale verra une grande marche avoir lieu à Paris samedi prochain, 23 avril. Un appel à manifester a été aussi lancé pour le même jour à Lyon par l’association Respect animal – rassemblement à 14h, place des Terreaux. 

Chiffres 

1 000 000 000/an. 25/seconde. 

Ces chiffres ne comptabilisent pas les bénéfices réalisés par les grands groupes pharmaceutiques ou cosmétiques, mais ceux des animaux victimes de vivisection. Un milliard chaque année, vingt-cinq toutes les secondes… Rats, hamsters, gerbilles, grenouilles, lapins, chiens, singes, dauphins, etc., tous servent de matière première bon marché et renouvelable où puisent, outre les industries déjà mentionnées, la chimie, la génétique, l’enseignement, la recherche fondamentale, l’armée, etc. 

La vivisection : 
un mal pour un bien, vraiment ? 

Pendant longtemps, les animaux ont été utilisés à des fins d'expérience en toute innocence comme on estimait qu'ils étaient dénués de sensibilité et d'intellect. Je ne sais comment une telle vue a pu se former contre toute intuition et contre toute logique puisque, si l'homme descend du singe, il en résulte que le singe lui est supérieur, n'est-ce pas. Je plaisante. Pour ceux que la raison a aveuglés devant l'évidence, des études analytiques rigoureuses ont prouvé que les animaux possédaient, certes, dans des mesures diverses, les mêmes facultés que les nôtres. 

Ce n’est pas tout. Les expériences sur les animaux, selon de nombreux savants, ne sont pas aussi fiables que l'industrie et la science officielle le prétendent. L’organisme des animaux, pour ressemblant qu’il soit, n’est pas identique à celui des êtres humains. Comme les processus physiologiques tiennent à des détails, les effets observés sur les premiers ne peuvent être appliqués avec du papier calque sur les seconds – le terrible scandale du Mediator l'a illustré récemment. 

Par ailleurs, des alternatives à l’expérimentation existent ou pourraient être développées : culture de cellules et d’organes sous perfusion, études de tissus post-mortem, modélisation informatique de l’organisme humain… Certaines d’entre elles sont déjà reconnues officiellement comme la toxicogénomie, qui consiste à mesurer la toxicité des substances chimiques sur les gênes d’une cellule, ou la phototoxicité pour évaluer le danger des produits cosmétiques sous l’action du soleil. 
 
Nouvelle directive européenne : 
oui, mais… 

Tout ceci n’a pas été jugé suffisant par l’assemblée européenne pour se passer de la vivisection comme elle le signifie en préambule de la nouvelle directive qu’elle a votée en 2010 de façon expéditive – c'est-à-dire en 10 minutes. Selon les associations de défense des animaux, le texte n’apporte que des améliorations modestes, voire comporte des risques de retour en arrière. Des cages un peu plus grandes (cela ne coûte pas cher), un peu moins de souffrance (qui va vérifier au surplus ?), mais l’usage de méthodes alternatives n’est pas rendu obligatoire. Les expériences en cosmétologie, cette fausse science du rajeunissement, mais vrai attrape-nigaud, c’est fini, interdit dès 2013, c’est marqué sur le papier, sauf que la Commission européenne envisage de rallonger le délai de 10 ans. Ce ne sont pas les seuls points scandaleux liés à cette directive, hélas, trois fois hélas. On pourrait encore parler du projet Reach qui entraînera au cours des prochaines années, d’après les propres estimations des autorités européennes, le sacrifice de 54 millions d’animaux pour tester et retester, allez, tant qu’on y est, la nocivité de dizaines de milliers de substances chimiques utilisées par l’industrie… 

Du moins l'écran de fumée qui a dupé les grands médias démontre deux choses : que les lobbies économiques sont d’une efficacité redoutable et que les pouvoirs publics maîtrisent l’art d’endormir la population.


16 avril 2011

(Dessin : J. Ange & A. Buehrle)

Manifestation anti-corrida samedi 28 mai à Paris

À la suite de la décision scandaleuse prise par le ministère de la Culture d’inscrire la tauromachie au patrimoine immatériel de la France, une grande manifestation aura lieu le samedi 28 mai à Paris, place du Palais-Royal, à 15h. 

Plus précisément, c’est au « comité interdirectionnel du patrimoine culturel immatériel du ministère de la Culture » (titre d’une poésie tout administrative), créé dans le cadre d’une convention avec l’UNESCO, que l’on doit la reconnaissance de cette pratique qui, malheureusement, n'est pas « immatérielle » pour les animaux obligés d'y prendre part.

Certains mauvais esprits avancent que si la France, première à procéder à une telle reconnaissance, reste de la sorte à la pointe des combats d’arrière-garde, ce serait parce que nos dirigeants, Nicolas Sarkozy et François Fillon aussi qu’une partie de leur entourage en sont amateurs. 

Pour être juste, ils ne sont pas les seuls parmi les toréadors, enfin, je veux dire les ténors de notre arène politique à avoir le goût du sang versé. Ainsi Ségolène Royal a-t-elle déclaré un jour que « la corrida est un spectacle magnifique »

Avec de tels aficionados, elle peut certes compter sur un futur radieux...


4 mai 2011

(Dessin : J. Ange & A. Buehrle)

En vacances on oublie tout ...


15 juillet 2011

(Dessin : J. Ange & A. Buehrle)

Les bombeurs de torse du terroir

Peu en France, je suppose, connaissent la foire Anuga de Cologne qui est dédiée aux produits alimentaires. Or, pour sa prochaine édition au mois d'octobre, ses organisateurs ont refusé la participation des producteurs de foie gras de notre « chaire » nation sous la pression de militants opposés à une concoction qui, pour ceux qui l'ignorent encore, recourt au gavage forcé. De par l’importance de ce salon, deux mois avant Noël, cette décision a fait s’étrangler les intéressés (les producteurs de foie gras, j'entends). 

Heureusement peuvent-ils compter sur les autorités politiques de notre pays pour défendre leur cause devant les esprits éthiques chagrins : 

« Mesure totalement discriminatoire » ont ainsi dénoncé en chœur Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, et Alain Rousset, président de la région Aquitaine, non sans faire remarquer que « si l’Allemagne a interdit le gavage sur son territoire, elle ne prohibe pas la vente de foie gras ni sa présentation en magasins ou dans les expositions ». Certes, quelle hypocrite ! 

Du côté du gouvernement, c'est avec une plume vengeresse que Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture, a écrit à son homologue allemand, Ilse Aigner : 

« La France applique rigoureusement toute la réglementation communautaire sur le bien-être animal », lui a-t-il assuré avec l’aplomb digne d’un ministre de l’information soviétique. 

Et le maître en mauvaise foi de menacer : 

« [Si] l’exclusion était confirmée, je ne pourrais pas envisager de participer à l’ouverture [de la foire]. » 

Lui aussi dressé sur ses ergots, Pierre Lellouche, secrétaire d’État au commerce extérieur, n'a rien moins que convoqué dans son bureau l'ambassadeur d'Allemagne à Paris, Reinhard Schäfers. Tenant « cette affaire [pour] tout sauf anecdotique » – il cite le chiffre de 35 000 emplois concernés –, il a exigé que « l’État allemand fasse preuve de la plus forte autorité vis-à-vis des organisateurs et fasse respecter le droit européen sur la libre circulation des marchandises (...) Il faut que nos producteurs figurent pleinement dans le catalogue de la foire »

De même, Frédéric Nihous, le président du CPNT (Chasse, Pêche, Nature et Tradition) a signalé que cette décision ainsi que d'autres mesures de l'Union européenne contre le foie gras « font porter un risque énorme sur une activité économique et une tradition fondamentale tant pour la France que surtout pour notre sud ouest »

Oui, être contre le foie gras, ce n’est pas seulement être un esprit chagrin, c’est être un mauvais français ! 35.000 emplois. Ces 35.000 emplois à sauvegarder valent bien le fait de vouer à une existence infernale 37 millions d’animaux chaque année. C'est une fatalité économique à laquelle l'éthique doit se résigner pour un temps illimité, 37 millions d'animaux après 37 millions d'animaux torturés chaque année, 370 millions par décade, plus d'un milliard tous les 30 ans... 

À cet égard, la conclusion reviendra à Philippe Baron, président du syndicat national des producteurs de foie gras, pointant du doigt les irresponsables derrière le mauvais coup : 

« L'interdiction vient de végétariens. Aujourd'hui, c'est le foie gras, demain, ce sera autre chose, car de toute façon ces gens sont contre toute exploitation et toute production animale. » 

C’est ça, si le diable existait, il serait végétarien. Ah ! Quand on commence à sortir la grosse Bertha des grands mots, l’intelligence tombe toujours la première.


28 juillet 2011

(Dessin : J. Ange & A. Buehrle)

Liste de courses

Il n’est nul besoin de sortir de chez soi (cf. article précédent) pour constater le mépris de notre société envers la vie animale. Il peut suffire d’ouvrir sa boîte aux lettres comme cela fut le cas pour moi il y a quelques jours. En effet, parmi les nombreux et épais prospectus que j’ai trouvés, celui d'une chaîne de jardinerie m'a causé une triste surprise autant par les offres concernant les animaux que par le style employé. 

Sur la première page, « en exclusivité » : 

– « L’aquarium nano fashion » de 6 litres. 

6 litres ! En bas de page, il est précisé que les poissons et le décor sont vendus séparément. Pour ma part, je ne sais comment on peut faire vivre un seul poisson, aussi petit soit-il, dans un espace à ce point réduit... 

Dans les pages suivantes : 

– Perruche ondulée : « 9 euros 90 l'une à partir de 4 achetées. » 

– Canari jaune : « 19 euros 90 l'un à partir de 2 achetés. » 

Mes pauvres congénères à grandes oreilles : 

– Lapin nain : « 29 euros 90. Lapin de petite taille issu d’élevage français. Au choix : angora, bélier ou tête de lion. » 

Dans le même style que « l’aquarium nano fashion » : 

« La cage hamster ludique. Dimension : 32x24 [!!!]. Avec compte-tours électronique inclus ! » 

Vend-on autrement des objets de consommation ? Met-on moins d’invention à proposer de nouveaux gadgets jetables ? 


5 septembre 2011 

(Dessin : Jean Ange)

Bien entouré ?

Le Lapin Sauvage en a déjà fait part. Il a quitté il y a quelques semaines Lyon pour emménager, non loin, à Saint-Étienne. On pourrait penser, comme cette dernière cité ne cesse de voir sa population décroître, qu'il tombe à pic pour y remédier, sauf qu’il est célibataire ! 

Du moins s'est-il retrouvé dans un voisinage qui n’est pas tout à fait hostile aux animaux et à leur cause, car il a pu constater la présence, dans le tour (véritablement) de son pâté de maisons, de deux petites affiches faisant la promotion du végétarisme. 

Au tournant de droite, l'une exhibe une photo choc prise dans un abattoirs sous l'interrogation : « Mammifères ''supérieurs'' et mammifères ''exploitables'' ? ». Au tournant de gauche, l'autre se borne à une déclaration : « Manger de la viande provoque de graves souffrances aux animaux ! » 

Au vrai, ces affiches ne sont pas très voyantes, mais elles sont là. Qui les a mises, je ne sais. Quel peut être leur impact, je ne sais non plus. Elles incitent au régime que suit naturellement un animal de mon espèce, et peut-être font-elles réfléchir de temps en temps un passant. En tous les cas, elles sont là, fixées comme obstinément, tandis que l’hypocrisie, la mauvaise volonté, les atermoiements de la société font perdurer jour après jour un sort cruel aux animaux, qu'ils soient destinés à l’élevage ou à d'autres fins, comme dans une roue qui tourne de façon infernale... 

14 février 2012